1961.
Tout au long des années 50 à Saint-Julien-de-Concelles, les galas de variétés annuels faisaient la joie des petits et surtout des plus grands. Beaucoup de Concellois étaient mobilisés pour ces représentations qui se déroulaient durant la période hivernale. Des groupes se sont formés comme « les quatre plus un ».
Au début des années 60 les séances de variétés se sont arrêtées. Les animateurs de l’époque ont été happés par la vie familiale ou sociale et il n’a pas eu de relais.
« Des initiatives ont été prises pour que la vie culturelle perdure », se souvient Jacques BOURDIN, l’un des membres de la troupe des 4+1 : « Gilles CUSSONNEAU a été à l’origine d’une troupe – Les ambassadeurs du sourire- qui n’a pas vécu très longtemps. Juliette et Auguste HIVERT ont souhaité lancé une compagnie théâtrale cantonale avec l’appui des vicaires de l’époque. Là encore leur initiative n’a pas été suivi d’effet ».
« Pourtant nous étions encore avides de représentations et d’animations, ajoute Jacques « sans doute un peu nostalgiques de la période des « 4+1 ». Je continuais de mon côté à jouer du violon. Maurice LEFEUVRE mais surtout Auguste HIVERT toujours au fait de l’actualité culturelle et musicale nous faisaient régulièrement part de leurs recherches au cas où la troupe se reformerait ».
Lettre de Jacques PEUCHMAURD, producteur de radio, à Auguste du 7 février 1961
Retranscription écrite de la main d’Auguste de la chanson de Ricet BARRIER : « La java des gaulois ».
Retranscription de la scénette « Numéro 26 » de Georges Courteline extrait de « Coco, Coco et Toto »
« En fait la troupe des 4 +1 ne s’est reconstituée qu’au moment des mariages des uns et des autres » ajoute Jacques, d’abord celui d’Auguste et Juliette (lien vers l’article du blog 1956 : l’album de mariage de Juliette et Auguste) puis celui de Maurice et Maryvonne en 1959 et de Jean-Clément et Jeannette, l’année suivante. La tradition voulait également qu’à la sortie de l’église on sorte aussi les parapluies de la chanson que nous chantions sur scène : « A la St Médard ».

« Nous nous sommes mariés le 21 novembre 1962 » rapporte Lucienne BOURDIN, la femme de Jacques ; « là aussi les 4+1 était de la partie ! »


« Sur l’air de la chanson interprétée par les compagnons de la chanson « Maitre Jacques le notaire a cinq filles à marier », les 4 autres compères du groupe ont chanté une parodie de leur cru intitulée « Maitre Jacques de Concelles » ajoute Jacques.
« Avec humour ils ont évoqué ma passion pour la musique, mon métier de maraicher, moi qu’on destinait au métier de mon père, commerçant en vins… »
« Yaumi c’est mon papi ! » c’est le refrain qui ponctuait le premier et le dernier couplet en hommage à mon grand-père, une figure concelloise haute en couleur. »

Jacques ajoute : « six mois plus tard nous nous sommes réunis à nouveau afin de préparer le mariage d’Annie et de Dédé, André Pétard, un des complices de la bande. Je pense que c’est Auguste qui avait choisi l’air de la chanson « Rue St Vincent » chantée par Yves Montand ».
« Avec le mariage de Dédé, on savait au fond de nous-mêmes que le groupe ne se reformerait pas. Aussi, lors de celui-ci, nous nous sommes déguisés et avons parodié les hommes d’église et les chants de messe en racontant l’histoire de nos rencontres avec nos épouses… Un souvenir émouvant ! » se rappelle Jacques.
« A 60 ans, la retraite arrivée, j’ai pu reprendre des cours de violon et pendant plus de 10 ans j’ai animé des ateliers mémoire autour des chansons de Brel, Brassens, Ferrat, Aznavour à l’EHDAD de St Julien » conclut Jacques.
Au moment où nous écrivons ces lignes, Jean-Clément vient de disparaitre à 88 ans. Ce récit vient aussi lui rendre hommage.









