Dans un précédent épisode, nous racontions qu’à l’occasion d’un voyage en Alsace en avril 2022, nous nous étions rendus au Cimetière des Prisonniers de guerre de Sarrebourg et avions obtenu la confirmation que le corps de notre grand-oncle, exhumé le 16 mars 1926 du cimetière militaire de Parchim et orienté vers celui de Sarrebourg, ne s’y trouvait pas. Nous formulions alors l’hypothèse que comme de nombreuses familles de soldats à l’époque, la sienne avait peut-être demandé le rapatriement du corps.
Nos recherches nous ont conduit à interroger en juin 2024 les archives départementales. Le 2 juillet, celles-ci nous répondent qu’elles ne trouvent aucune trace d’autorisations de transport de corps à l’époque indiquée, notant par ailleurs « de très nombreuses lacunes anciennes dans les archives de St Julien de Concelles, causées semble-t-il par de mauvaises conditions de conservation ». La seule information qui nous est confirmée est l’existence d’une concession perpétuelle acquise par la mère du défunt, Marie-Anne Pétard le 23 septembre 1929, mais juste après le décès de son conjoint, Auguste Hivert, père, pour l’inhumer.
Nous croyons en rester là, lorsqu’en février dernier, le référent du Souvenir français pour la commune, rencontré ponctuellement, nous indique que beaucoup de recherches de sépultures de poilus se font grâce aux registres de sépulture archivés par les évêchés, car les archives communales d’inhumation sont souvent absentes ou insuffisantes.
Le 13 mars 2025, nous écrivons donc au diocèse et dès le lendemain celui-ci nous répond qu’il a bien trouvé un acte de sépulture au nom d’Hivert Auguste le 18 avril 1926 (soit un mois après son exhumation à Parchim) et nous en transmet le certificat avec photo à l’appui.

Ainsi l’énigme est-elle résolue : pour l’essentiel, puisque nous ne saurons sans doute jamais à quel emplacement exact du cimetière il a été inhumé…
Jean François Hivert